Le Rabbin D’Outremont - Le Premier Seder (Outremont’s Passover, ENG)
SYNOPSIS
Un programme de 60 minutes
La plupart des Québécois d’Outremont vivent un style de vie moderne et laïque nord-américain avec une saveur supplémentaire pour la finesse franco européenne et se retrouvent entourés de certains des meilleurs cafés, galeries d’art, boulangeries et restaurants du Canada.
L’ambiance s’incline généralement vers la gauche, et les « stands » des Magazine sont peuplés des publications les plus importantes du monde, principalement de France, du Royaume-Uni, mais souvent d’Allemagne et d’Italie également.
Paradoxe intéressant, Outremont est la plaque tournante de la communauté juive orthodoxe la plus religieuse du Canada. Contrairement à la plupart des Québécois, ces juifs parlent tous deux le yiddish ou l’anglais et ont très peu de connaissances ou de compréhension du monde francophone qui les entoure.
Les deux communautés, Québécoise et Juive, se sont heurtées à des affrontements célèbres au fil des ans, des litiges remontant jusqu’à la Cour suprême du Canada; – le zonage d’une synagogue, ou le droit pour un habitant juif d’un condo d’ériger une cabane religieuse sur son balcon nommée Souccah.
Ironiquement, la communauté Québécoises et la communauté juives, deux piliers d’Outremont, ont toutes deux, historiquement, au niveau macro communal et individuel, deux communautés minoritaires au Canada, connu l’injustice et la marginalisation.
C’est dans le contexte de doléances historiques propres à chaque communauté que, très souvent, en raison de la méfiance et du manque de connaissances sur l’autre communauté, ainsi que de malentendus et de stéréotypes courants, au lieu de se parler, les deux communautés se heurtent à la confusion.
Le Seder de la Pâque juive orthodoxe traditionnelle durerait de 3,5 heures à 6 heures, avec 14 sections spécifiques. Il comprent prières, liturgie biblique, sociologie, histoire, astronomie, mathématiques, chansons, un repas des jeux et du temps en famille et avec amis, le tout sous une structure organisée.
C’est le point culminant idéologique et politique du judaïsme historique. Les Juifs ont refusé de sauter le Seder, même sous la menace, et ce depuis de nombreux millénaires, incluant inquisitions, pogroms, Shoah- l’Holocauste.
Le Seder est un événement fondamental qui englobe tous les événements annuels de la vie juive. Tant de tensions pour bien faire, qu’il est bien connu que les couples sont sujets à des ruptures domestiques pendant la période de la Pâque et à la divulgation de nombreuses vérités et hypocrisies, en particulier au sein d’une famille; et, à tout le moins, au sein d’une communauté – le tout régulièrement révélés pendant la période de la Pâque.
eusement dans le monde.
Il n’y a pas de meilleur décor ou intersection que cette table de la Pâque Seder pour que tous nos personnages se disent leurs vérité sur qui ils sont, ce en quoi ils croient et ce qu’ils attendent de l’autre et d’eux-mêmes.
Le Seder est l’endroit/l’intersection où le plaisir, le divertissement ainsi que l’illumination commencent dans notre programme.
Notre personnage Michael Qi, un exilé politique chinois est le pont parfait pour ces deux communautés d’Outremont ; juives et québécoises. Son côté scientifique moderne comprend et respecte la compétence du Québec moderne. Son côté spirituel religieux du Falun Gong a une appréciation et une sensibilité pour une communauté qui a été historiquement persécutée religi
Avec le «Rabbin», nous pensons qu’il y a une double opportunité non seulement de présenter une perspective et une histoire nord-américaines chinoises, ce qui n’a pas été beaucoup produit en Amérique du Nord française, mais aussi de présenter une autre communauté qui n’a pas été beaucoup décrite dans les séries Télévisions dramatique franco-québécoises; à savoir les juifs religieux du Québec.
«Rabbin» est l’occasion pour nous de raconter en français ces histoires interculturelles dans un cadre québécois, au milieu du quartier québécois le plus dynamique du pays. Le dialogue est exactement cela, un dialogue et non un monologue. Il permet à chaque communauté – chinoise, juive, québécoise d’être entendue et d’entendre l’autre. Bien sûr, dans la famille de l’humanité, nous sommes tous un – mais il est toujours important et constructif de pouvoir se mettre à la place de l’autre, ce que nous avons l’intention de faire dans ce « Teleplay ».
La table et la cérémonie de la Pâque Seder constitue une allégorie parfaite et une occasion parfaite d’aérer les problèmes sociologiques les plus pertinents et les plus importants d’aujourd’hui – l’égalité des sexes, les droits de la personne, les aménagements raisonnables, l’intégration des immigrants, la place de la religion organisée dans le civisme.
Chacun des sept personnages du « Teleplay » amène une perspective de vie différente. Le rabbin parle d’une voix conservatrice mais intellectuelle. Son épouse, laRebetzin, est sa propre personne, et alors qu’elle adhère à son orthodoxie, elle a la franchise d’accepter ses limites et ces hypocrisies. Leur fille universitaire émancipée Dahna aime son propre peuple, sa tribu, mais a une vision du monde interculturelle moderne. Son mari, l’académicien chinois canadien Michael Qi, comprend que la laïcité peut aussi être un dogme et est plus pragmatique. Michael voit qu’il y a une certaine immaturité ou innocence dans ces débats, et comprend le monde du point de vue d’une altitude beaucoup plus élevée. Après tout, il possède les cicatrices de la vie qui démontrent qu’il a payé un lourd tribut pour avoir la liberté intellectuelle d’être un penseur indépendant.
Me Claire Lavoie se souvient du Québec d’avant la Révolution tranquille qu’elle a rejeté avec toute une génération de femmes québécoises. Elle aime ses amis de la communauté juive, en particulier Dahna avec qui elle a grandi, mais elle a le devoir de ne pas poursuivre la longue marche du Québec vers la laïcité et l’égalité des sexes. L’autre fille du rabbin, Rebecca, et son mari Yankel, parlent la voix des juifs hassidiques de Montréal et font écho à leurs luttes et leurs difficultés communes.